Quatre Lettres philosophiques


Read by René Depasse

(4 stars; 5 reviews)

Exilé en Angleterre en 1726, Voltaire y découvre un peuple travailleur, libre et respectueux de l’intelligence, jouissant des bienfaits du commerce et de l’industrie. Il étudie les sectes religieuses, admire Locke et Newton et applaudit Shakespeare. Les Lettres anglaises (1734) ou Lettres philosophiques sont à la fois œuvre de propagande etœuvre satirique ; la vingt-cinquième et dernière Sur les pensées de Pascal révèle la portée profonde du livre : une réaction contre les bases théologiques et chrétiennes de la société française.
« Lorsqu’il faut (dit le quaker) que nous comparaissions devant les magistrats pour les affaires des autres (car nous n’avons jamais de procès), nous affirmons la vérité par un oui ou par un non, et les juges nous en croient sur notre simple parole, tandis que tant de chrétiens se parjurent sur l’Évangile. » (Première Lettre : Sur les Quakers).

« En vérité, nous sommes d’étranges gens ! Peut-être dans dix ans prendra-t-on cette méthode anglaise, si les curés et les médecins le permettent ; ou bien les Français, dans trois mois, se serviront de l’inoculation par fantaisie, si les Anglais s’en dégoûtent par inconstance. » (Onzième Lettre : Sur l’insertion de la petite vérole)

« Je ne sais pourtant lequel est plus utile à un État, ou un seigneur bien poudré qui sait précisément à quelle heure le Roi se lève, à quelle heure il se couche, et qui se donne des airs de grandeur en jouant le rôle d’esclave dans l’antichambre d’un ministre, ou un négociant qui enrichit son pays, donne de son cabinet des ordres à Surate et au Caire, et contribue au bonheur du monde. » (Dixième Lettre : Sur le commerce)

« M. Addison, en France, eût été de quelque académie, et aurait pu obtenir, par le crédit de quelque femme, une de douze cents livres, ou plutôt on lui aurait fait des affaires, sous prétexte qu’on aurait aperçu, dans sa tragédie de Caton, quelques traits contre le portier d’un homme en place ; en Angleterre, il a été secrétaire d’État. » (Vingt-troisième Lettre : Sur la considération qu’on doit aux gens de lettres)

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Ce livre appartient à la collection Litterature Audio

Chapters

Sur les Quakers 11:00 Read by René Depasse
Sur le commerce 3:41 Read by René Depasse
Sur l’insertion de la petite vérole 10:30 Read by René Depasse
Sur la considération due aux gens de Lettres 7:42 Read by René Depasse