De la diversion (Essais III, 4)


Read by René Depasse

(4.5 stars; 1 reviews)

De la diversion (Livre III, chapitre 4) mélange, comme habituellement, confidences personnelles de Montaigne (même très intimes, par exemple sur ses calculs rénaux) et nombreuses références historiques.
La diversion, c’est penser ou faire penser à autre chose pour détourner l’esprit d’un péril ou d’une souffrance ; c’est donc un bien pour l’homme.

Faisant allusion au chagrin que lui causa la mort de son ami la Boétie :
« Je fus autrefois touché d’un puissant déplaisir selon ma complexion et encore plus que puissant ; je m’y fusse perdu à l’aventure si je m’en fusse fié à mes forces. Ayant besoin d’une véhémente diversion pour m’en distraire, je me fis, par art, amoureux, et par étude, à quoi l’âge m’aidait. L’amour me soulagea et me retira du mal qui m’était causé par l’amitié. Partout ailleurs de même : une aigre imagination me tient ; je trouve pus court, que de le dompter, la changer ; je lui en substitue, si je ne puis une contraire, au moins une autre. »
Contrairement à Montaigne, Pascal considérera plus tard que le « divertissement » est néfaste, car il nous éloigne des vraies valeurs et de Dieu, seule quête essentielle dans la vie d’un homme.

Traduction en français moderne de Guy de Pernon.

(0 hr 32 min)

Ce livre appartient à la collection Litterature Audio

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De la diversion (Essais III, 4) 31:45 Read by René Depasse