Des plus excellents hommes – De trois bonnes femmes (Essais II, 35, 36)


Read by René Depasse

Des plus excellents hommes (Livre II, chapitre 36) :

« Si l’on me demandait de faire un choix parmi tous les hommes qui sont venus à ma connaissance, je crois qu’il y en a trois que je mettrais au-dessus des autres. L’un est Homère. [...] Le second personnage est pour moi Alexandre le Grand. [...] Le troisième personnage, et le plus éminent de tous à mon avis, c’est Epaminondas. »

De trois bonnes femmes (Livre II, chapitre 35) :

« J’ai choisi de parler ici de trois femmes qui ont déployé leur bonté et leur affection pour entourer la mort de leurs maris. »

Une épouse de condition modeste d’un voisin de Pline le Jeune qui choisit de mourir avec son mari très malade à qui elle conseille le suicide.

La noble Arria qui se poignarde devant son mari Paetus. « Elle n’eut le temps que de dire ces trois mots d’une si grande profondeur : « Tiens, Pætus, cela ne fait pas mal » en cherchant à lui ôter la crainte de la suivre dans la mort. Pætus se frappa aussitôt avec ce même glaive… »

Quand Sénèque, contraint de mourir sur l’ordre de Néron, dit à sa femme Paulina : « Apaise ta douleur, et console-toi avec ce que tu as connu de moi et de mes actes, et poursuis le reste de ta vie avec les honnêtes occupations auxquelles tu t’adonnes. », Paulina répond : « Non, Sénèque, je ne vous laisserai pas sans ma compagnie dans des circonstances aussi graves… je partirai en même temps que vous. »

Traduction en français moderne de Guy de Pernon.

(0 hr 42 min)

Ce livre appartient à la collection Litterature Audio