De l’homme considéré comme un être sociable – De la vertu et du vice


Read by René Depasse

(2.5 stars; 1 reviews)

Voici les deux derniers des neuf chapitres du Traité de métaphysique qui s’ajoutent aux quatre déjà publiés (S’il y a un dieu, Si l’homme a une âme, Si ce qu’on appelle âme est immortel, Si l’homme est libre).

De l’homme considéré comme un être sociable (Chapitre VIII) insiste sur ce qui différencie l’homme des animaux :
« L’homme n’est pas comme les autres animaux qui n’ont que l’instinct de l’amour-propre et celui de l’accouplement ; non seulement il a cet amour-propre nécessaire pour sa conservation, mais il a aussi, pour son espèce, une bienveillance naturelle qui ne se remarque point dans les bêtes. »

De la vertu et du vice (Chapitre IX) nous montre, par des exemples, que la plupart des lois qui nous régissent « semblent arbitraires : elles dépendent des intérêts, des passions, et des opinions de ceux qui les ont inventées, et de la nature du climat où les hommes se sont assemblés en société… Ici un homme doit se contenter d’une femme ; là il lui est permis d’en avoir autant qu’il peut en nourrir… À Sparte on encourageait l’adultère ; à Athènes il était puni de mort. Chez les Romains, les pères eurent droit de vie et de mort sur leurs enfants. En Normandie, un père ne peut ôter seulement une obole de son bien au fils le plus désobéissant. Le nom de roi est sacré chez beaucoup de nations, et en abomination dans d’autres. » Et Voltaire conclut que « la vertu et le vice, le bien et le mal moral, est donc en tout pays ce qui est utile ou nuisible à la société ; et dans tous les lieux et dans tous les temps, celui qui sacrifie le plus au public est celui qu’on appellera le plus vertueux. »

Voltaire rejoint Pascal : « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà » qui déjà rejoignait Montaigne : « Quelle vérité que ces montagnes bornent, qui est mensonge au monde qui se tient au-delà ».

(0 hr 25 min)

Ce livre appartient à la collection Litterature Audio