Le Calife, Cupidon et l’horloge


Read by René Depasse

Notre bien connu humoriste américain O. Henry est capable de faire pleurer Margot (cf. notre récente La Dernière Feuille) comme de faire rire Pantagruel dans Le Calife, Cupidon et l’horloge.

« – Attendez, dit-il solennellement, que neuf heures aient sonné. J’ai, plus que le reste des hommes, de la fortune, du pouvoir, et de la science, mais je suis toujours un peu effrayé quand j’entends sonner l’horloge. Restez près de moi jusqu’après la sonnerie de neuf heures. Cette femme sera vôtre, le Prince héréditaire de Valleluna vous en donne sa parole. Le jour de votre mariage, je vous ferai présent de cent mille dollars et d’un palais sur l’Hudson. Mais à la condition qu’il n’y ait point en ce palais de ces damnées horloges, qui mesurent nos folies et limitent nos plaisirs. Êtes-vous d’accord ?
- Bien sûr ! fit le jeune homme gaiement. Les horloges sont insupportables, de toute façon, avec leur tic-tac et leur carillon, et leur manie de vous faire arriver en retard pour dîner.

Il jeta les yeux vivement sur l’horloge de la tour : il était neuf heures moins trois. »

Une nouvelle extraite du recueil New York Tic Tac.

Traduction : F.R.

(0 hr 22 min)

Ce livre appartient à la collection Litterature Audio

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Le Calife, Cupidon et l’horloge 20:30 Read by René Depasse