L’Âme humaine sous le régime socialiste


Read by René Depasse

L’Âme humaine sous le régime socialiste d’Oscar Wilde parut en 1891, treize ans avant la sortie du premier numéro du journal L’Humanité fondé par Jaurès.

« Le principal avantage qui résulterait de l’établissement du socialisme serait, à n’en pas douter, que nous serions délivrés par lui de cette sordide nécessité de vivre pour d’autres, qui dans l’état actuel des choses, pèse d’un poids si lourd sur tous presque sans exception. En fait, on ne voit pas qui peut s’y soustraire. »

Wilde défend ainsi un socialisme radicalement original, centré sur l’idéal de l’artiste et de l’homme cultivé, contre tout despotisme qui le contraindrait, fût-ce celui du peuple ou des bons sentiments.
Cet essai aborde des sujets divers, mais il est évident que Wilde est surtout préoccupé de la condition de l’artiste dans la société anglaise de son temps qu’il attaque.

Voici quelques-unes des phrases qu’il développe dans ce long article :
« Le but véritable consiste à s’efforcer de reconstruire la société sur une base telle que la pauvreté soit impossible. »

« Le socialisme en lui-même aura pour grand avantage de conduire à l’individualisme. »

« C’est seulement par l’association volontaire que l’homme se développe dans toute sa beauté. »

« La véritable perfection de l’homme consiste non dans ce qu’il a, mais dans ce qu’il est. »

« Quand Jésus parle de pauvres, il entend simplement par là des personnalités, tout comme sa mention de riches s’applique à des hommes qui n’ont pas développé leurs personnalités. »

« Il y a dans une nation, une seule classe qui pense plus à l’argent que les riches, et ce sont les pauvres. »

« Tous les systèmes de gouvernement sont des avortements. »

« On avait jadis fondé de grandes espérances sur la démocratie, mais le mot de démocratie signifie simplement que le peuple régit le peuple à coups de triques dans l’intérêt du peuple. »

« L’État a pour objet de faire ce qui est utile. »

« Le rôle de l’individu est de faire ce qui est beau. »

« Actuellement, la machine fait concurrence à l’homme. »

« Dans des conditions normales, la machine sera pour l’homme un serviteur. »

« L’art est le mode d’individualisme le plus intense que le monde ait connu. »

« Or, l’Art ne doit jamais chercher à être populaire. C’est au public lui-même à tâcher de se rendre artistique. »

« La vérité, c’est que le public se sert des classiques d’un pays comme d’un moyen pour tenir en échec les progrès de l’Art. »

« Le fait, c’est que le public a une insatiable curiosité de connaître toutes choses, excepté les choses qui valent la peine d’être connues. »

« Le journalisme, qui le sait bien, et qui a des habitudes mercantiles, répond à ces demandes. »

« L’œuvre d’art est faite pour s’imposer au spectateur ; le spectateur n’a point à s’imposer à l’œuvre d’art. »

« Un véritable artiste ne tient aucun compte du public : pour lui le public n’existe pas. »

« La forme de gouvernement la plus avantageuse à l’artiste, est l’absence totale de gouvernement. »

« Le nouvel Individualisme est le nouvel Hellénisme. »

Traduction : Albert Savine (1859-1927).

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Ce livre appartient à la collection Litterature Audio

Chapters

Première Partie Read by René Depasse
Deuxième Partie Read by René Depasse